La pollution numérique, qu’est-ce que c’est et comment la réduire ?

La pollution numérique, qu’est-ce que c’est et comment la réduire ?

Le numérique désigne les technologies de l’information et de communication (informatique, électronique, télécommunication). De nos jours, on ne s’imagine pas vivre sans internet, sans ordinateur, sans smartphone… Et pourtant, ces technologies ne sont pas sans conséquences sur l’environnement. Il est indéniable que leurs impacts sur la planète sont nombreux : émissions des gaz à effet de serre (bilan carbone), répercussion sur la biodiversité, le climat, les écosystèmes, épuisement des ressources naturelles (eau, forêt…) et production de déchets.

La pollution produite par la fabrication des appareils numériques informatiques

La chaîne de fabrication des smartphones, appareils informatiques et autres terminaux utilise une immense quantité d’énergies fossiles : extraction minière de composants notamment les métaux rares et de pétrole pour le transport. (156 kg de CO2 émis sur la totalité du cycle de vie d’un ordinateur portable de 2 kg dont 103 kg pour sa fabrication).

En France, le secteur du numérique représente 2 % du bilan carbone : émissions de gaz à effet de serre, 62,5 millions tonnes de ressources consommées/an et 20 millions de tonnes de déchets.

La pollution induite par le fonctionnement d’Internet

Communications, transmissions et récoltes d’informations, les impacts de la pollution numérique n’en sont que bel et bien une réalité quotidienne.

Tout d’abord, les mails, moyen de communication rapide et répandu dans le monde qui peuvent permettre de rompre l’isolement, ont des incidences sur la nature : un courrier électronique émet 4 g de CO2, ce qui fait un total de 410 millions de tonnes de CO2 par an selon Carbon Literacy Project. En supplément, leur envoi et leur stockage (spam, newsletter) sont énergivores : envoi d’un courriel avec une pièce jointe nécessite 24 watts/heure = 1 heure d’éclairage par une ampoule.

Quant aux data centers (site de stockage et de traitement des données informatiques), les chiffres sont également édifiants. Leur consommation d’énergie est exorbitante :

  • 1 % de l’électricité mondiale = 0,3 % des émissions de CO2 sur la Terre pour alimenter les serveurs
  • et 600 000 m3 d’eau par an en moyenne ce qui correspond à 6,5 piscines olympiques par jour pour les refroidir

Et pour ce qui est du streaming vidéo, son utilisation mondiale émet 300 millions de tonnes de CO2 chaque année. Par ailleurs, une heure de streaming vidéo consomme de 0,5 à 4,5 kWh d’énergie.

Et pour finir, l’utilisation de câbles sous-marins déployés pour Internet (426 câbles en mers et océans pour une longueur totale de presque 1 500 000 km) contribue à 28 % des rejets de gaz à effet de serre.

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Vers un numérique responsable

Comment réduire les retombées négatives causées à la planète par le digital ? D’une part, grâce à la politique environnementale qui mise sur un numérique responsable  :

  • aller vers une prise de conscience des dommages environnementaux causés par le numérique (formation à la sobriété numérique, ADEME, ARCEP, RSE)
  • restreindre le renouvellement des appareils numériques : meilleure fin de vie, obsolescence programmée, recyclage, reconditionnement, réparation, réemploi, moins de gaspillage, de matériaux polluants et de matières premières provenant de l’environnement, d’emballages, de trajets pour le transport, appareils plus durables et écologiques (composants organiques)
  • favoriser des data centers et des réseaux permettant de réduire l’énergie consommée pour leur fonctionnement. Exemple : DC1 en Norvège
  • encourager une stratégie numérique responsable dans les territoires : énergies renouvelables (panneaux solaires) pour préserver l’environnement

D’autre part, pour réduire l’impact environnemental, chacun peut agir en adoptant des petits gestes au quotidien :

  • nettoyer régulièrement sa boite mail
  • diminuer la qualité des vidéos regardées
  • éteindre plutôt que mettre en veille ses équipements pour diminuer sa consommation énergétique
  • faire durer les équipements : recycler, reconditionner avec Backmarket par exemple.

Tous les acteurs du secteur du numérique, consommateurs, professionnels et acteurs du public, sont impliqués : chacun peut apporter sa contribution afin de tendre vers une meilleure maîtrise de la pollution numérique.

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